[VJING] Mélangeur Vixid VJX16-4 testé

20Jul08

Mélangeur Vixid VJX16-4 : presque After-Effects inside ! – Premières Impressions

Version imprimable

Suggérer par mail

Écrit par Sébastien Gaillard
 

09-04-2008

On connaissait les PC et Mac « Intel inside », or voici un mélangeur
vidéo analogique SD qui m’a fait
l’effet de « After-Effects » inside ;-) Le nom du logiciel Adobe
étant ici à prendre au sens figuré, bien entendu le logiciel n’est pas
réellement à l’intérieur, mais les effets intégrés, la manière de les
paramétrer (avec un écran LCD reprenant la valeurs des paramètres)
rappelle
beaucoup le travail sous Photoshop ou After, mais cette fois en live.
Je vous propose donc de partager mes impressions suite à une petite
prise en main de ce produit, et plus particulièrement sur cet aspect
qui m’a séduit : le traitement des effets à la manière des logiciels de
compositing et d’effets visuels.
Pour quel usage ?


Avant de rentrer dans le vif du sujet avec la prise en main,
sans doute est-il utile de situer le cadre d’utilisation d’un tel produit et sa
gamme tarifaire.
Ce mélangeur SD couvre aussi bien des usages de réalisations
directes multi-caméra ou multi-sources traditionnelles (captation d’événement,
conférences…) que des usages plus créatifs comme le mixage vidéo de type VJ,
les instalations d’art contemporain ou les scénographique de théâtre intégrant
de la vidéo.
Le
constructeur évoque aussi des usages lors de la prise de vue sur fond vert qui
devront être compositées et dont on réalise un preview avec le mélangeur en
simulant le rendu lors du tournage avec l’outil d’incrustation intégré.


Côté
tarif, son prix de lancement jusque mi-mai est de 2490€, puis il sera
positionné à 3000€ environ.

vjx16-4.jpg
Derrière ce mélangeur vidéo se trouve une jeune équipe
française. De prime abord on retrouve tous les fondamentaux que l’on attend
d’un mélangeur : plusieurs entrées/sorties (16 entrées, 6 sorties (2×3) disposant chacune d’un
programme indépendant). Pendant le mixage vidéo on contrôle 4 pistes à la fois
pour switcher de l’une à l’autre avec les pavés, et il est possible à tout
moment de réintégrer l’une des 12 autres entrées disponibles dans son groupe de
4 entrées en cours de mix. Un potentiomètre permet pour chaque piste de lui
rajouter du gain.


Les entrées se répartissent en fait par groupe de 4, avec les onnectiques suivantes (2 composites + 2 Y/C) :connectiques_vjx16-4.jpg


Côté synchro des sources le mélangeur s’en charge
automatiquement :

Le mélangeur dispose de 4 TBC (Time Base Correction), ce
qui permet d’utiliser des sources vidéo asynchrones : le mélangeur se
charge automatiquement de la synchronisation et il n’est donc pas
nécessaire que les sources soient synchronisées sur la même horloge
(genlock), nous a expliqué Jean-François Jeannard, Responsable des
développements hardware chez Vixid.

pas_de_t-bar_mais_potentiometres_lineraires_vjx16-4.jpg
Si on recherche la fameuse T-Bar, on commence déjà à entrer dans un
autre univers : ici point de T-Bar pour passer d’une source à une autre,
puisque chacune de nos 4 pistes vidéo en cours de mix dispose de son propre
potentiomètre linéaire. Un mix de type fondu permet donc par exemple de
mélanger les quatre sources à la fois avec l’intensité de fondu voulu pour
chacune.


Le potentiel d’un
mini After-Effects

Si on recherche plus de potentiel qu’un mélangeur traditionnel,
c’est là que ce modèle Vixid VJX16-4 commence à montrer l’aspet du
produit qui m’a séduit. Il offre en fait une approche créative
rapellant bien souvent les logiciels d’effets ou de compositing, aussi
bien
pour de la réalisation en direct que du mix de type VJing. Et pour
chaque type
d’outil de création (nous le verrons : effets de fusion de calques,
filtres sur la vidéo, PinP, crop, contrôle midi etc.) j’ai beaucoup
apprécié
l’ergonomie qui a toujours permis de manipuler l’ensemble de façon
logique et
intuitive, soit avec les pavés, les potentiomètres linéaires ou
rotatifs, ou encore le trackball.


Revenons à nos quatre pistes vidéo en cours de mixage avec
les quatre potentiomètres. Pour aller bien plus loin qu’un mélange de type
fondu, on peut appliquer à chaque piste un mode de fusion (ou
« Blend »), à la manière des modes de fusion de calques Photoshop ou
After-Effects. Parmi les modes de fusion sont disponibles, citons notamment les
modes « additive », « lighten », « darken », ou
encore « Negation ».


Par exemple nous avons appliqué un mode de fusion additif
sur une vidéo d’une flamme générée par un logiciel de VJing sur PC branché en
entrée du mélangeur. Cela a permis un mélange de type incrustation sur la
flamme pour la mêler avec nos autres sources. Il est possible de laisser cette
flamme en permanence à l’écran et de passer par ailleurs des sources vidéo 2 à
3 par exemple, soit en fondu (avec les potentiomètres) soit en direct avec les
pavés.

pave_pour_couches_pistes_vjx16-4-3.jpg Chaque piste disposant de son propre mode de fusion, on
aurait pu aussi imbriquer ainsi ces fusions entre nos quatre pistes en cours de
mix. Et si on a besoin de réorganiser l’ordre de nos calques/pistes pour
réussir leur fusion, cela se règle très facilement à l’aide du pavé :
comme sous Photoshop ou After la piste la plus haute (pavé le plus haut)
reprend le principe du calque en haut de la pile. Notons
d’ailleurs que c’est là un principe qui reviendra souvent avec ce
mélangeur : le pavé peut de façon provisoire être exploité pour définir
des réglages, avec une ergonomie semblant chaque fois évidente quand on pense
avec la logique
Photoshop/After.


La table intègre ensuite, pour chaque piste, toute une série
d’effets : incrustation, recadrage, déplacement, filtres de trucage de
l’image etc. La combinaison de l’ensemble rappelle vraiment certains trucages de
type composition que l’on peut réaliser sur un calque After Effects, avec, en
lieu et place des paramètres qui s’affichent en dessous de chaque calque sous
After, l’écran LCD de ce mélangeur qui nous indique toujours les valeurs qui
sont en train d’être appliquées aux réglages des effets.


Je n’ai pas creusé beaucoup l’outil d’incrustation. Mais ce
que j’en ai vu m’a semblé bien pensé, avec un travail en luma, chroma ou color keyer, et des options complémentaires pour
flouter les bords du masque etc. Le paramétrage de cette fonction exploite une
pipette qui permet de sélectionner facilement la couleur à supprimer puis de
choisir un zone de tolérence pour les couleurs connexes à celle sélectionnée.


Pour illustrer en partie mon propos, voici le lien vers une animation/simulation interactive en Flash
qui présente cela plutôt bien sur le site du constructeur.


Une ergonomie qui
s’adapte bien à chaque tâche


Prenons un exemple de l’ergonomie qui m’a séduite, en nous
appuyant sur le cas d’un réglage réalisé avec le pavé : on dispose de nos
16 entrées (4 par pistes) mais on en mixe 4 à la fois, donc comment affecter
une des 12 sources “en attente” à nos quatre pistes “actives” ? Un clic
sur le bouton adéquat, et le pavé se transforme en sélection de piste, il ne
reste qu’à appuyer sur le bouton adéquat du pavé pour affecter une nouvelle
source. Cela se fait sans aucune saute d’image, avec une latence très légère
qui autorise donc à faire ce switch même pour sélectionner la source tout de
suite pour le programme.

Le contrôle midi en
prime

midi_vjx16-4-6.jpg
S’adressant aussi à l’univers des Video Jockey (VJ), cette
table exploite pleinement le protocole
midi. Tous les paramètres des effets ou fonctions de base du mélangeur sont
donc pilotables à distance en midi.


Les exemples d’application sont multiples :


  • -travailler en binôme avec une personne pilotant les effets avec
    un contrôleur midi pendant que le réalisateur se concentre sur le choix des
    sources ;

  • -lancer des automations d’effets, de changement de source et
    autres via un séquenceur midi (on peut utiliser cela pour se créer des
    bibliothèques d’effets et de combinaison de sources que l’on déclenche donc en
    direct) ;

  • -jouer les Gérard Pullicino en changeant ses sources avec un
    clavier midi plutôt qu’avec les pavés du mélangeur ;-) ;

  • -recevoir des paramètres midi lors d’un concert afin de
    caler ses effets sur la musique


Conclusion

mixage_video_vjx16-4.jpg
Cette prise en main rapide a révélé un mélangeur apportant
une philosophie différente sur ce créneau de la réalisation en directe. Pavé,
molette, trackball permettent de contrôler de nombreux paramètres (avec
affichage des valeurs dans l’écran LCD) avec le sentiment d’avoir un mini After
Effects sous les doigts pour faire du live avec modes de fusions, effets de
type filtres, recadrage, incrustation etc. Ce potentiel de réglages pour un
usage habituel de mélange multi-source (captation de spectacle par exemple) permet
d’aborder sa réalisation directe avec un potentiel créatif séduisant. J’invite
ceux qui ont utilisé ce mélangeur en ce sens à compléter ce premier test pour
faire part de leur usage et avis…


Ce mélangeur concerne aussi des usages purement créatifs
comme les VJ ou l’art contemporain. Les réalisations vidéo créatives sur scène
faites par certains groupes de musique électronique en sont l’une des
illustrations, le constructeur propose à ce titre une vidéo très intéressante
sur son site
.

© http://www.repaire.net



No Responses Yet to “[VJING] Mélangeur Vixid VJX16-4 testé”

  1. Leave a Comment

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s


%d bloggers like this: